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L'Autriche, la Hongrie, l'Italie, la Suisse : les vagues fascistes condamnent
von Horvath à l'errance. Interdit de publier, puis interdit de
séjour et bientôt la misère. "Je n'ai rien, sauf
ce que j'ai sur le dos, et la valise avec une vieille machine à
écrire portative. Je suis écrivain. J'étais jadis
un bel espoir, et je ne suis pas encore vieux. Mais, entre-temps, beaucoup
de choses ont changé. Nous vivons des temps rapides…".
Allons, tout va changer : ce premier juin 1938, von Horvath a rencontré
à Paris le réalisateur américain Robert Siodmak qui
veut adapter à Hollywood l'une de ses pièces. Dans quelques
jours, le dramaturge va s'exiler aux États-Unis. En attendant,
après avoir vu Blanche Neige, il regagne à pied son hôtel
de la rue Monsieur-le-Prince. Fondu au noir dans le ciel, tempête,
quelques branches volent. Une dizaine de blessés et un mort. Un
seul : Horvath, crâne fracassé face au théâtre
Marigny. Fin de la guerre, années 50 : l'absurde s'invite sur les
planches du théâtre. Un hommage ?
T K
La série de Thierry Kübler paraît de façon hebdomadaire.
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