| L'observatoire,
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France
: un projet de loi sur l'immigration qui serre les boulons (10/04/03)
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Les empreintes digitales de
tout étranger non-européen désirant un visa seront
désormais relevées et consignées dans une base de donnée
informatique. Il en sera de même pour les étrangers sans papiers
contrôlés aux frontières françaises. Pour ce
qui est des cartes de séjour, les délais d'attente seront
allongés. Les étrangers titulaires d'une carte temporaire
et désireux d'obtenir une carte de résident (10 ans) devront
bientôt attendre cinq ans au lieu de trois. Ils devront en outre prouver
leur bonne "intégration" dans la société
française. Cette condition sera également d'application pour
les sans papiers présents en France depuis plus de dix ans, régularisés
par la loi. Les étrangers entrant dans le cadre d'un regroupement
familial ne pourront prétendre à une carte de résident
qu'au terme de cinq ans. En attendant, ils bénéficieront d'une
carte dite "temporaire". Ici aussi, ils devront prouver leur bonne
intégration dans la société. Dans le cas d'une rupture
de la vie commune, la préfecture pourra retirer ou refuser de renouveler
la carte de séjour temporaire de l'étranger venu rejoindre
son conjoint. Pour ce qui regarde les mariages mixtes, la durée de
vie nécessaire à l'étranger marié à un
Français pour se voir régularisé sera désormais
de deux ans au lieu d'un an. Le ressortissant étranger devra désormais
"justifier de la régularité de son séjour en France
avant la célébration de son mariage". |
Si des "indices
sérieux" de fraude venaient à apparaître, l'union
pourrait être suspendue durant le premier mois. Enfin, pour bénéficier
d'une carte de résident, le parent d'enfant français devra
prouver qu'il exerce l'autorité parentale et qu'il subvient aux besoins
de l'enfant depuis sa naissance ou depuis deux ans au moins. |